Une campagne pour réduire les emballages dans les Pyrénées-Orientales.


Une campagne pour réduire les emballages.
Une campagne pour réduire les emballages. www.lemballageecologique.com

Pour avoir moins de déchets à enlever, trier, incinérer, recycler, la solution serait de diminuer le contenu de la poubelle familiale, constituée en grande partie par des emballages. Le Sydetom va à la source.

Durant cette semaine du développement durable, il est d’actualité de parler de prévention des déchets : tri, recyclage, compostage. Pour ce qui concerne le recyclage, Fernand Roig, président du Sydetom 66, se montre d’autant plus satisfait que notre département était en avance sur le Grenelle I et ses préconisations (2009). En chiffres, cela se traduit ainsi : en 2004, dans les P.-O., on comptait 4 000 tonnes d’emballages ménagers recyclés ; en 2010, on enregistre 25 000 tonnes !
Mais une étape encore plus importante doit être franchie, qui consiste à réduire les déchets

à la source en diminuant les emballages (article 46, chapitre II du Grenelle I). Car le Sydetom de son côté (190 communes) et l’agglo PMCA du sien (36 communes), ont signé des programmes de prévention des déchets avec l’ADEME : le volume des déchets partant à l’incinération et au stockage doit baisser de 15 % sur les 5 prochaines années.

“Eco-achat”

Dans la réduction des emballages dans les poubelles, il y a la partie qui relève des entreprises fabriquant le produit emballé, et la partie qui incombe au consommateur. Fernand Roig, au sein de l’association nationale Amorce dont il est membre, travaille à inciter les fabricants à éviter le “suremballage “. Mais, localement, il a également impliqué le Sydetom dans une campagne auprès de l’usager : à la fin de l’an dernier, en accord avec la direction d’Auchan, des conseillers du tri ont mené une action auprès des clients de la grande surface afin de les sensibiliser à la problématique de l’emballage : « D’une manière générale, les gens se sont montrés réceptifs et quand ils refusaient de nous écouter, nous n’insistions pas. Il ne s’agit pas d’imposer mais de convaincre que l’on peut acheter des yaourts sans emballage plastique, des légumes au détail et d’acheter préférentiellement des objets réutilisables plutôt que jetables, comme par exemple les rasoirs », explique Fernand Roig.
La campagne en faveur de l’éco-achat va se poursuivre, principalement dans les grandes surfaces du département, là où l’on peut toucher davantage de consommateurs à la fois.

Composteur “perso”

L’enjeu est d’autant plus important que l’organisme Ecoemballage “récompense” par des subventions importantes (de l’ordre de 700 000 à 800 000 euros par an), les bons élèves qui seront arrivés à recycler 75 % des emballages ménagers recyclables et du verre. « Les objectifs d’Ecoemballage sont ambitieux et leurs modes de calcul pas très précis. Nous devons donc travailler à clarifier les choses », reprend le président du Sydetom, avouant : « Pour ce qui est du verre, nous ne sommes pas les meilleurs : 31 kg/an/habitant, sur un gisement de 51 kg/an/habitant ; nous devrions collecter 38 kg de plus ».
Pour mériter les financements d’Ecoemballages, le Sydetom devra donc intervenir, précise son président, et « inciter les collectivités récalcitrantes ou simplement laxistes à mieux travailler ». Sachant que la subvention d’Ecoemballages, outre qu’elle couvrira le programme de prévention des déchets à hauteur d’1 euro par habitant et par an, permettra surtout d’aider à l’équipement des communes et de ne pas augmenter la taxe des ordures ménagères.

L’autre moyen de réduire le tonnage des OM consiste à ne plus verser dans la poubelle, les fermentescibles, c’est-à-dire les épluchures de fruits et de légumes ou les papiers souillés. La solution : avoir son propre composteur. A l’heure actuelle, 30 000 composteurs individuels ont été distribués ; l’objectif est d’atteindre les 45 000 dans les 5 ans à venir.

Même s’il apparaît aujourd’hui que les objectifs du Grenelle de l’environnement doivent être ajustés car ses mesures exigeantes sont difficiles à mettre en place, il n’en demeure pas moins que le mouvement est en marche d’une société qui jette moins et mieux.

Source : https://www.lindependant.com/

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